Le français, langue de l'État

C’est à partir de cette seule disposition constitutionnelle que découlent les pratiques linguistiques de l’État. Celles-ci sont on ne peut plus simples: sauf pour certains cas dans les écoles primaires et les médias, seul le français est utilisé à des fins officielles dans ce pays.

Que ce soit au plan de la législature (débats parlementaires, rédaction et promulgation des lois), de la justice, des services gouvernementaux ou de l’éducation, le français est l’unique langue utilisée... du moins à l’écrit. Selon les régions, les langues gabonaises sont assez largement employées dans les communications verbales entre les employés de l’État et les citoyens parlant la même langue locale.

Cette situation vaut aussi dans les cours de justice où le juge peut s’exprimer dans la langue de l’accusé. Évidemment, il ne s’agit pas d’un droit dûment reconnu, mais d’une pratique découlant du gros bon sens. Lorsque tous les intervenants parlent la même langue... ils s’expriment normalement dans cette langue. Ainsi, dans les hôpitaux et autres établissements de santé, les médecins et les infirmières utilisent largement la langue gabonaise locale avec leurs patients.