SIEL 2017 : le Ministre d'Etat Alain Claude BILIE BY NZE à une rencontre de haut niveau à Casablanca !

Samedi, 11 février, 2017 - 16:54

En marge du déroulement , à Casablanca , de la 23éme Edition du Salon International de l’Edition et du Livre(SIEL 2017) , dont le coup d’envoi a été donné par SAR le Prince MOULAY RACHID, une rencontre de haut niveau s’est tenue , le vendredi 10 Février 2017 , avec pour thème essentiel : ‘’Industries culturelles et Développement en Afrique ‘’.

 

Les ministres et représentants des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) , invités d’honneur de ce SIEL , et plusieurs membres du gouvernement et experts marocains du domaine culturel,ont échangé , plusieurs heures d’horloge durant,  sur les expertises et expériences respectives , et aussi , les possibilités d’asseoir des partenariats dans différents secteurs allant vers l’éclosion et l’épanouissement d’un secteur culturel , encore et davantage plus performant.

Recevant ses hôtes, Monsieur Mohamed Amine SBIHI, Ministre Marocain de la Culture, leur a indiqué que cette présence sur le sol chérifien était  en parfaite symbiose avec la vision de Sa Majesté le Roi MOHAMMED VI visant à renforcer les relations du Maroc avec les pays africains.

  

 

Plusieurs membres du gouvernement marocain , appuyés , en cela , par de nombreux autres experts , ont insisté sur la nécessité pour les responsables africains , en charge des questions culturelles , de veiller à la mise en place des mécanismes de fonctionnement , et des écosystèmes qui permettent d’aboutir à un financement harmonieux des industries culturelles et un accompagnement , encore plus probant , de l’état .

Monsieur Alain Claude BILIE BY NZE, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie Numérique, de la Communication , de la Culture et des Arts , mettant en relief,l’expérience du Gabon l’engagement des pouvoirs publics  à réactiver le secteur culturel du Gabon. Un engagement se matérialisant, notamment par :

  • la renaissance du Centre international des civilisation Bantu (CICIBA),
  • la participation prochaine du cinéma gabonais au Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco),
  • la valorisation des cultures régionales à la télévision,
  • la mise en exergue de la gastronomie des terroirs,
  • l’organisation de la deuxième quinzaine du film amateur (Quifilma),
  • le Salon international du livre et des arts (Silal) au mois d’avril.

 

Rendant, par ailleurs, hommage au Royaume du Maroc, pour avoir su réserver, cette année, une place de choix  aux pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) , le Ministre d’Etat Gabonais a invité ses collègues de la sous région d’Afrique Centrale , a  échanger , le plus largement possible  sur la création de partenariats dans le cadre des politiques publiques en matière des arts et cultures. Non sans se féliciter, au nom de la CEEAC dont le Gabon assure la présidence en exercice, du retour du Maroc au sein des instances de l’Union Africaine. Un retour, a-t-il dit, qui devrait apporter une dynamique certaine à la coopération panafricaine.

  

  

Invités à présenter les principaux traits des politiques culturelles dans leurs pays respectifs, les  ministres et responsables du secteur en zone CEEAC ont tous reconnu l’immensité des richesses et de la diversité culturelle dans leurs états . En même temps qu’un seul et même crédo est souvent revenu : les difficultés financières auxquelles ils doivent souvent faire face pour davantage promouvoir le secteur. 

Pour sa part, le Secrétaire Général Adjoint de la CEEAC, déplorant que bien peu de manifestations culturelles soient enregistrées dans les pays de cet espace  , a demandé aux uns et aux autres de sa faire violence et de saisir , du mieux possible , la perche ainsi tendue par le Royaume du Maroc , pour dépoussiérer le terrain  et conclure un certain nombre de partenariats qui pourraient  donner un souffle nouveau à l’activité culturelle dans leurs états . Le fonctionnaire de la CEEAC, a, par ailleurs, invité les différents gouvernements à réfléchir sur la possibilité de fédérer leurs efforts en organisant des manifestations communes.

Créée en 1983 à Libreville ( le traité instituant la CEEAC, est entré en vigueur en 1984), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a pris conscience de l’absence de la culture dans ses missions. Consciente du rôle important que joue la culture dans le développement, la CEEAC a décidé de faire d’elle un secteur incontournable de la cohésion sociale, de la paix et du développement économique des Etats de l’Afrique Centrale. La nomination d’un secrétaire général adjoint en charge de la culture et la décision d’élaborer une stratégie pour la promotion des politiques et industries culturelles en Afrique centrale participent de cette nouvelle vision.

Cette réunion de haut niveau aura , assurément permis de cerner d’assez près un certain nombre d’obstacles qui freinent le plein épanouissement de l’activité culturelle en Afrique Centrale . En même temps qu’elle aura ouvert des pistes prometteuses pour le futur, en termes de partenariats ou de joint venture.

La rencontre s’est achevée par la présentation du programme de la  11è édition du Festival Panafricain des Musiques (FESPAM) qui se tiendra du 08 au 15 juillet 2017, au Congo Brazzaville , autour du thème: «Musique et environnement en Afrique et dans la diaspora ».Ce festival , aujourd’hui classique , et labélisé par l’Union Africaine, s’articule autour de quatre axes :

  1. les prestations musicales d’artistes africains et ceux de sa diaspora ;
  2. un symposium ;
  3. une exposition d’instruments traditionnels de musique
  4. un marché de la musique africaine.

Monsieur  Léonidas MOTTOM MANONI, Ministre Congolais  de la Culture et des Arts, a annoncé que, pour cette année  2017 , le Maroc sera le pays ‘’Invité d’Honneur’’ , de ce festival . Ceci, a-t-il souligné, pour saluer le retour de ce pays au sein de l’Union Africaine.

La 23ème édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL 2017),  se tient du 9 au 19 février à CasablancaPlacée sous le Haut patronage de SM le Roi MOHAMMED VI , cette édition connaît la participation de plusieurs maisons d’édition représentant 54 pays. Ainsi, ce ne sont pas moins de 702 éditeurs, dont 353 directs et 349 indirects, qui vont exposer 100.000 titres (soit 3 millions de copies).

Le salon sera aussi marqué par l’organisation de la 2ème édition de la «Plate-forme de cession du droit d’auteur» qui constitue un outil pour échanger les droits d’auteur et de traduction. Une  plate-forme accessible aux professionnels du livre et de l’édition, en vue de sa promotion à l’échelle internationale et à laquelle prendront part plusieurs pays, dont  le Gabon, et les autres états membres de la CEEAC.

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM