Préparatifs de la CAN 2012 / il n'ya pas de groupes faciles, concède Ali Fassi Fihri, Président de la Fédération Royale Marocaine de ...

Préparatifs de la CAN 2012/ « Il n’y a pas de groupes faciles », concède Ali Fassi Fihri, président de la Fédération Royale Marocaine de…

 

Président  de  la  Fédération  Royale  Marocaine  de  Football (FRMF) depuis  2009 et   aujourd’hui  âgé   de 56 ans  , Ali Fassi Fihri ,  dans un  entretien accordé au site officiel de l’instance qu’il dirige  et reproduite ici ,  a reconnu qu’il n’y avait  pas  de « groupes faciles » à la phase finale de la CAN 2012 même si  les Lions de l’Atlas – adversaires des Panthères du Gabon, des Menas du Niger et des Aigles de Tunisie- ont  évité la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

 

Monsieur  le  Président ,  quels  sont  les  objectifs  pour  le  Maroc  à la CAN 2012 ?Nous avons surtout l’ambition de faire un bon parcours. C’est légitime, je pense. On revient de loin. Le Maroc a toujours été une grande équipe, toujours pionnière pour ouvrir les premières avancées. Je ne sais pas si vous avez vu la dernière rencontre, contre le Cameroun,  lors  de  la  LG  CUP,  c’était un très beau match. Nous avons de bons éléments et un coaching encore meilleur.

Quand vous parlez d’un bon parcours, concrètement, cela veut dire quoi ?Ecoutez, je ne veux pas leur mettre la pression. Gerets, quand on lui demande, il dit qu’il vient pour gagner la CAN. C’est normal. Je ne veux pas être aussi engageant. Il n’y a pas de groupes faciles, même si nous avons évité la Côte d’Ivoire ou le Sénégal. Mais il y aura ce match contre la Tunisie… J’adore ce genre de derbies.

Et  si  nous  parlions  ,  justement  d’Eric Gerets. Eric Gerets est un monsieur formidable. J’ai pris sur moi de le faire venir au Maroc et je suis fier qu’il ait accepté. Cela n’a pas été facile, cela a été long mais, une fois là, les faits parlent d’eux-mêmes. Il a su remobiliser les joueurs et donner une âme à cette équipe… Beaucoup de joueurs étaient déjà là avant mais il n’y avait pas de résultat. Il a su donner confiance à ses joueurs. Il est train de construire une belle équipe, une équipe qui peut nous emmener loin.

Qu’avez-vous pensé de sa gestion du cas Taarabt ? C’est un parfait exemple de gestion à la marocaine. Ce qu’il s’est passé est incompréhensible. C’est un pétage de plomb, tout simplement. A partir de là, il y avait deux manières de faire : la manière lourde avec violence et sanctions. Mais quand un gosse fait une bêtise, ce n’est pas toujours la meilleure solution. Quand nous étions enfants, nous prenions des raclées. Nos enfants, non. Moi, j’en ai reçu des coups de pied aux fesses mais moi, je n’ai jamais levé la main sur eux… Aujourd’hui, c’est pareil. Il fallait qu’il comprenne sa faute. J’imagine qu’il a dû réaliser l’impact de son geste sur sa carrière, sur son image… C’est une tâche sur son CV. Gerets ne l’a pas appelé pendant deux matches, il est revenu et il y a eu cette embrassade. C’est ce que je veux dire quand je parle de gestion à la marocaine : un père et son fils qui a fait une bêtise se tombant dans les bras, même s’il est très sévère avec lui. Il le  lui a d’ailleurs fait remarquer après le Cameroun, où il n’était pas très content de lui. C’est le double effet, la dialectique entre son rôle mobilisateur de grand frère mais en même temps, il reste un coach qui tient à la discipline.