MENAFRIQUE SANTE DE CASABLANCA : plaidoyer pour un partenariat sud-sud plus efficient !

Lundi, 17 avril, 2017 - 21:06

Les principaux intervenants au cours de la 1ére journée de la rencontre MENAFRAIQUE SANTE de Casablanca, au Maroc , ont tous mis l’accent sur la nécessité , pour les pouvoirs publics africains d’ouvrer en faveur d’une coopération Sud-Sud , à même de garantir  un meilleur fonctionnement des politiques du médicament dans divers pays africains .En décidant d’inviter une trentaine de pays africains et du moyen-orient ,Les Laboratoires GALENICA , en partenariat avec le Ministère marocain de la Santé, s’inscrivent dans cette dynamique.

Le Docteur Abdelghani El GUERMAI président fondateur de cette unité industrielle, a espéré voir s’instaurer une  longue vie à la coopération du Maroc avec ces pays et qu’elle soit un outil profitable à tous. Conscient que la santé reste le capital le plus précieux de la vie et demeure un droit universel, ce qui en fait un vecteur de développement et de stabilité, le Docteur s’est dit convaincu que la 1ére Rencontre MENAFRIQUE SANTE, pour inédite qu’elle soit, constitue une dynamique nouvelle pour une coopération Sud-Sud concrète, évolutive et efficace dans l’intérêt de tous.

  

Le président des Laboratoires GALENICA  a lancé un appel aux participants et autres experts présents à Casablanca pour travailler en intelligence dans l’échange et le partage d’expériences et d’expertises, l’analyse et l’identification des besoins en matière de soins et d’approvisionnement en médicaments de qualité, mais aussi pour une autonomie et une indépendance thérapeutique et une coopération industrielle et un transfert technologique. 

L’intervention du Professeur El Houssaine LOUARDI aura constitué le 2éme moment fort de cette journée.

Axant son propos sur l’importance , aujourd’hui prise par l’Hépatite C , devenue un véritable fléau de santé mondiale , le ministre marocain de la Santé, a décliné les priorités de son département, afin d’accompagner les populations et assurer la prise en charge thérapeutique, et précisé la vision de faire du Maroc, à l’horizon 2025, un pays sans hépatite C.

Indiquant que cette rencontre arrivait à point nommé pour matérialiser , si besoin en était encore , la détermination de son pays à échanger , à partager son expertise avec les autres pays africains qui le désireraient , en tenant compte des spécificités propres à chacun des états , le Ministre marocain aura conclu son propos en exprimer la fierté du Maroc par rapport à son  industrie pharmaceutique.qui lui aura permis un accès aux médicaments.

Pour sa part, le Professeur Fernande NDJENGBOT, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population de la République Centrafricaine (RCA), s’est félicitée de ce que ce rendez-vous de Casablanca soit une aubaine propice permettant à de nombreux responsables de pays africains de se retrouver pour évoquer les problématiques de santé auxquels leurs états sont confrontés. N’attendant plus que des solutions parviennent d’investisseurs étrangers au continent, elle a notamment lancé un appel pour sortir des influences de grands groupes, en instituant une médication de qualité, disponible et à coûts abordables.

S.E. Ismaïla NIMAGA , Ambassadeur de la République Centrafricaine,  à Rabat , et Doyen du Corps Diplomatique, fustigeant des systèmes de santé peu efficaces en Afrique au sud du Sahara, à cause des carences dans la gestion publique, de la corruption, du  peu d’investissements dans un secteur embryonnaire (à peine 2% du PIB contre 9,6% dans les pays du Nord), a proposé des réformes, comprenant :

  • la couverture maladie universelle,
  • des plateaux techniques plus élevés,
  • une refonte de la politique de la santé,
  • la réforme du leadership.

De l’avis du diplomate, les modus operandi attendus doivent inclure la nouvelle dynamique que sous-tend la coopération Sud-Sud, l’adoption en commun d’une réflexion, condition sine qua non de l’intégration africaine souhaitée par tous. 

Des aspects liés au dispositif pharmaceutique marocain, à la sécurité sanitaire , au renforcement du contrôle du médicament et à l’impérieuse nécessité de voir s’implanter , dans différents états africains , des fabriques locales de médicaments ont aussi été largement développés .

Cette première journée aura été, également marquée, par  des conférences-débats, animées par des professeurs de renom, sur :

  • « Les pathologies infectieuses, épidémiologie et prise en charge »,
  • « Hépatite C : quelle prise en charge en 2017 ? Stratégie et mises en place de plans nationaux ».

La journée du mardi 18 avril, sera marquée par un déplacement des participants sur le site des Laboratoires GALENICA, à Bouskoura, dans la banlieue de Casablanca. Un prétexte tout trouvé pour une visite sur le terrain d’un laboratoire pharmaceutique. 

  

Sur place , seront développés deux sessions, portant respectivement sur :

  • «Médicaments de qualité : conditions, enjeux et contraintes» et «Formation aux métiers du médicament : Transfert de technologie».

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM