Lancement , à Rabat , du Forum «Arab-Africa Trade Bridges»!

Mercredi, 22 février, 2017 - 16:54

Comment relancer véritablement et raffermir le tissu économique et les échanges commerciaux entre pays arabes et africains : c’est la trame essentielle d’un Programme de Développement et de Partenariat Stratégique, lancé, ce mercredi 22 Février 2017 , dans la capitale du Royaume du Maroc. Organisé par la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), en partenariat avec la Banque islamique de développement et le ministère délégué de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique chargé du commerce extérieur, ce forum est une occasion d’analyser le potentiel commercial existant entre les pays arabes et les pays d’Afrique subsaharienne membres de l’organisation de la coopération islamique (OCI), jusque-là inexploité.

A l’instar de plusieurs de ses pairs, S.E.M.Abdu Razzaq Guy KAMBOGO, Ambassadeur Haut Représentant de la République Gabonaise, près le Royaume du Maroc  avait tenu à honorer de sa présence la cérémonie d’ouverture de ce programme.

Quelques uns de ses collaborateurs, dont Madame le Conseiller Economique , l’y accompagnaient, mais aussi un délégué spécialement dépêché du Gabon par l’Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI).

Tout comme l’on pouvait  y noter, outre des membres du Gouvernement Marocain,la présence de nombreux ministres africains , des responsables d’organisations internationales régionales , des dirigeants des chambres de commerces , des deux bords .

Les  allocutions et interventions prononcées au cours de cette séance inaugurale, ont toutes démontré l’intérêt du renforcement souhaité de cette coopération économique entre le monde arabe et les pays africains.

Invitant à se référer à la complémentarité économique de ces deux parties du monde, le saoudien Hani SALEM SONBOL, Directeur Général de la Société Internationale de Financement du Commerce Islamique (ITFC) a souligné que son institution allait  poursuivre sur la voie du financement commercial  et la mise en place de réseaux pour faciliter la communication entre les différentes sphères. Appelant à un soutien toujours plus accru de la Banque Islamique de Développement (BID) pour garantir le succès de toutes les initiatives.

Indiquant le rôle et la place que le Maroc est , plus que jamais , déterminé à jouer sur l’échiquier continental africain , Monsieur Mamoune BOUHDOUD ,Ministre délégué auprès du Ministre Marocain de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, chargé des petites entreprises et de l'intégration du secteur informel , a appelé les uns et les autres à se saisir de toutes les opportunités qui pourraient se présenter pour discuter des passerelles d’échanges entre pays arabes et pays africains .

Insistant sur le fait que son pays allait poursuivre dans le sens d’une coopération sud-sud , gagnant –gagnant , le ministre marocain a réitéré , devant l'assistance ,  la volonté des autorités marocaines à soutenir toutes les formes d’activités visant le bien être des populations, par un apport accru aux initiatives de l’OMC

Un renforcement de la coopération destinée à développer les investissements  entre les deux régions pour promouvoir l’exportation et permettre au secteur privé de bénéficier des mécanismes qui seront mis en place.

Une invite parfaitement perçue par le Président du Groupe de la Banque islamique de Développement (BID), lequel n’aura pas manqué de louer la qualité des relations exemplaires dont jouit le Maroc auprès de plusieurs états arabes et africains

Relevant l’importance du secteur des affaires dans le monde arabo-africain , le Docteur Bandar M. H. HAJJAR  appelle à une amélioration  des relations économiques entre les deux régions  , et à la création de vastes relations sociales et économiques .

Non sans mentionner et rappeler que la BID , participant depuis plus de 40 ans au développement de ces régions , continuera à soutenir , pour les années à venir , ce développement dans différents secteurs , liés notamment au commerce et au secteur privé , par une incitation à la mise en place de programmes d’échanges et d’expertises , et un renforcement de la complémentarité régionale .

Une présentation des plus détaillées de ce Programme , dans sa phase initiale , pour les trois années à venir , aura permis de se rendre compte que sur la base de diverses études et des sommets arabo-africains  s’étant tenus , ces derniers temps , on avait pu assister à une amélioration des mouvements commerciaux entre les deux régions , malgré la persistance de certaines barrières commerciales et , parfois ,le manque de coopération entre les institutions commerciales .

Une question demeure, toutefois, lancinante : quelles dispositions seraient-ils utiles de prendre pour espérer pouvoir aller encore plus loin ?

A cette problématique, il est apparu trois donnes essentielles :

  1. Accroître le financement des mouvements commerciaux
  2. Augmenter la coopération interrégionale
  3. Favoriser une plus grande participation du secteur privé

Pour renforcer les relations commerciales entre les pays arabes et ceux d’Afrique subsaharienne membres de l’OCI, la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) a donc conçu un dispositif ayant  pour ambition de relever les défis économiques de ces pays et booster les échanges économiques et commerciaux dans différents secteurs inexploités. C’est en capitalisant sur le potentiel référencé, de part et d’autre ,  que le programme Arab-Africa Trade Bridges contribuerait à accroître les échanges entre les deux régions. Le but étant d’assurer une intégration économique et de créer un marché commun.

Un dernier aspect fortement développé par Madame Arancha GONZALES, Directrice exécutive du Centre du commerce international (ITC), organisme conjoint de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui s’occupe du développement du commerce et des activités des entreprises au niveau international.

Considérant qu’aujourd’hui, 1/3 du commerce international, se ferait nécessairement avec les pays en voie de développement, Madame GONZALEZ souhaite qu’un regard tout particulier soit accordé aux PME , créateurs de richesses , qui ont besoin , tout à la fois , d’un environnement politique favorable et d’en encadrement économique propice pour l’amélioration de la compétitivité ainsi que cela a pu être noté au sein de l’UEMOA ou encore de la CEDEAO .

  

Des mémorandums d’entente ont été scellés entre acteurs acteurs étatiques et institutions de financement. A noter que, outre le  lancement officiel du programme, le forum de Rabat permet la rencontre des  acteurs économiques de la région pour examiner les perspectives de coopération et les possibilités d’intégration entre les deux régions.Des mémorandums d'entente pour mettre en œuvre des projets de collaboration et de partenariat dans divers domaines. Signés en partenariat avec la Banque Islamique de Développement (BID), ces différents accords reflètent la volonté de l’ITFC de faire du commerce un véritable levier de croissance économique durable, de création d’emplois et de lutte contre la pauvreté.

Le premier protocole d’entente, entre le Centre du Commerce International (ITC) et l’ITFC, fournit un cadre de partenariat pour la planification et la mise en œuvre de programmes conjoints d'assistance technique relatifs au commerce, de manière efficace et au meilleur coût.

Le deuxième accord, signé entre l’ITFC et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), vise à créer un cadre de collaboration entre les deux parties pour contribuer au développement durable et à la prospérité de l'Afrique de l'Ouest et de ses échanges avec les pays de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI).

L’IFTC a aussi signé un accord de partenariat avec la Banque africaine d'Import-Export (AFREXIMBANK), dans l’objectif de travailler ensemble et contribuer au développement durable et à la prospérité du continent africain.

L’ITFC a également signé un partenariat avec le Centre Islamique pour le Développement du Commerce (ICDT) et le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, visant à établir un cadre de coopération tripartite afin d’assurer la réussite de la rencontre des acheteurs-vendeurs de produits pharmaceutiques, d’équipements et de services médicaux, qui se déroulera en marge de la foire " MEXCI 2017" à Abidjan du 2 au 5 novembre 2017.

Au programme de cette manifestation figurent aussi  une session ministérielle, deux sessions autour du partenariat économique arabo-africain, des ateliers et un séminaire sur les opportunités d’affaires pour les projets africains financés par la BID.

 

Le programme ARAB-AFRICA TRADE BRIDGES PROGRAM (AATB) rassemble les plus grandes institutions de financement et de commerce dans les régions arabe et africaine, membres de l’OCI. Il a pour objectif de promouvoir les relations commerciales arabo-africaines à travers différentes actions visant à fédérer les acteurs économiques de la région.

  

Comme cela a été fait remarqué : le volume du commerce entre les Etats membres de l’OCI a enregistré une hausse considérable pendant la période 2005-2015, en passant de 271,45 milliards de dollars en 2005 à 694,23 milliards dollars en 2015, soit une augmentation de 156%. La  coordination des efforts des différentes institutions de l’OCI dans le domaine du financement et de développement du commerce, de garantie du crédit à l’export et de la promotion commerciale a abouti au développement de la part du commerce intra-OCI dans le commerce total des pays membres de 15,5% en 2005 à 20,33% en 2015, soit une augmentation de 31,5%.

Créée en 2008 au sein de la BID, la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) vise à promouvoir le commerce entre les 57 pays membres de l’OCI.

PRESSEC ET COMMUNICATION AHRRGM