Gabon : Société / Transport à Libreville, à quel prix? ...

 

 

 

Le transport à Libreville est devenu un véritable casse tête pour les usagers de la route. Le prix du transport est passé du  simple au triple, ce qui ne facilite pas la vie de nombreux Gabonais qui ont du mal se rendre à d’un endroit à un autre dans la ville.

« Que se passe t-il ? », personne ne peut apporter de réponse à cette question pourtant préoccupante pour beaucoup. Dans la mesure où prendre un taxi est une nécessité : celle d’aller vite et d’arriver à temps à destination.

Les choses se sont soudainement compliquées ces derniers temps : Le taxi est devenu une mine d’or, rare et difficilement accessible à toutes les bourses.

Pour trouver un taxi actuellement dans la capitale gabonaise, il faut proposer même pour des distances inferieures à 1km la somme de 1000f cfa. C’est au taximan de proposer ses prix aux usagers et au final, de dicter sa loi aux usagers.

Les distances habituelles valant 100f cfa  passent à 300f cfa pendant que la course qui est de 1000fca à ce jour est passée à bien plus selon les distances demandées.

Pour arriver à l’aéroport (nord de Libreville) en venant du centre ville, il vous faut débourser 4000f cfa en course au lieu des 2000 communément admis ; même tarif pour se rendre à la gare d’Owendo (sud de Libreville).

Quand l’usager fait une proposition de course, le taximan est libre de prendre le client qui lui fait la proposition la plus alléchante. Si vous n’êtes pas satisfait, le même chauffeur peut vous demander purement et simplement de descendre de son véhicule. A croire que le client est devenu le bouffon du roi et non le roi comme on a coutume de le dire.

 

Que fait le syndicat des transporteurs qui défend si bien la cause de ses agents ? Ne voit-il pas ce que ses transporteurs font subir aux usagers sans lesquels il n’aurait pas lieu d’être?

La plupart de transporteurs disent que les causes de ces augmentations sont les nombreux embouteillages, le prix élevé du carburant et le temps perdu.

Mais choisir un métier n’est-ce pas choisir ses avantages et ses inconvénients, au lieu de reverser ses frustrations sur les usagers qui veulent que rallier leurs bureaux ou leurs domiciles ? N’y a-t-il pas une instance pour réguler ce secteur au Gabon ? Des tarifs uniformisés, homologués par l’Etat et dont l’application serait contrôlée par l’Etat lui-même ne seraient-ils pas souhaitables afin d’éviter les pesanteurs qui grèvent fortement le budget des ménages librevillois?

Vivement que la Société Gabonaisede Transport (SOGATRA) mette à la disposition des usagers encore davantage de bus comme l’annonçait le chef de l’Etat pour sortir les Gabonais de cette situation et ainsi stopper l’hémorragie.

GN/KOT/FB/11